D’usage courant et peu coûteux à acquérir, le vinaigre a été le produit le plus employé pour désinfecter les lettres.
Malheureusement, ce liquide corrosif laissait souvent des traces sur le papier, voire effaçait l’encre.
Lettres purifiées au vinaigre
- Rare lettre d'un marin en Martinique purifiée à Rochefort
En 1820, un officier de la frégate La Gloire envoie à Brest un courrier désinfecté à Rochefort, preuve du rôle sanitaire de ce port militaire.
- Lettre de l'Union purifiée au vinaigre à La Flotte
Ce courrier de 1816 de colons martiniquais originaires de Castillonès souligne le rôle de l'île de Ré dans le courrier transatlantique.
- Lettre du consul français à Mahon purifiée au Perthus en 1821
Une épidémie de fièvre jaune aux Baléares conduit le diplomate à alerter les intendants de santé de Marseille.
- Plus vieille lettre purifiée à Lorient postée à Saint-Domingue
Un courrier colonial exceptionnel de 1802 qui relate les violences liées à l’expédition française rétablissant l'esclavage.
- Passeport sarde purifié lors de la fièvre jaune de Barcelone
Un document de voyage de 1821, avec patente de santé, témoin de la terrible épidémie qui ravagea la Catalogne.
- Lettre de Paris à Bologne en 1835 purifiée 2 fois
La reprise du choléra en France incite le Piémont-Sardaigne et les États Pontificaux à désinfecter le courrier avec vigueur.
- Lettre d'un général lors de l'expédition française en Grèce
En 1828, la France soutient militairement les indépendantistes grecs. Le général Durrieu annonce dans ce pli la prise de Morée devenue Patras.
- Lettre de la Martinique au Havre purifiée sur la Loire
Courrier antillais désinfecté à bord d'un navire mouillé dans l’estuaire entre Saint-Nazaire et Nantes, en 1829, faute de lazaret pérenne.







