D’usage courant et peu coûteux à acquérir, le vinaigre a été le produit le plus employé pour désinfecter les lettres.
Malheureusement, ce liquide corrosif laissait souvent des traces sur le papier, voire effaçait l’encre.
Lettres purifiées au vinaigre
- Lettre purifiée des Dardanelles à Marseille de 1741
Le port phocéen détenait le quasi-monopole du commerce français avec le Levant où la peste était endémique.
- Lettre de Buenos Aires purifiée au lazaret du Hoc au Havre
Correspondance transatlantique de 1825 désinfectée au vinaigre dans l'un des lazarets havrais.
- Lettre purifiée durant la fièvre jaune espagnole de 1821
En urgence, le fleuve Bidassoa devint le cordon sanitaire protégeant la France des virus espagnols de la fièvre jaune et du libéralisme.
- Plus vieille lettre purifiée à Lorient postée à Saint-Domingue
Un courrier colonial exceptionnel de 1802 qui relate les violences liées à l’expédition française rétablissant l'esclavage.
- Lettre purifiée pour le comte Raffo à Tunis en 1833
Les quarantaines sanitaires anti-choléra ralentissaient le trafic maritime et imposaient aux capitaines des taxes spécifiques.
- Peur bleue du choléra en 1831 : lettre purifiée de Hambourg
Malgré l'épidémie fulgurante de choléra, le courrier, continuait de transiter en Europe notamment via la poste Thurn und Taxis.
- Rare lettre d'un marin en Martinique purifiée à Rochefort
En 1820, un officier de la frégate La Gloire envoie à Brest un courrier désinfecté à Rochefort, preuve du rôle sanitaire de ce port militaire.
- Lettre de Riga durant le choléra pour une maison bordelaise
Memel, désormais Klaipėda en Lituanie, était déjà en 1832 le premier rempart européen contre l'invasion de virus russes.







