D’usage courant et peu coûteux à acquérir, le vinaigre a été le produit le plus employé pour désinfecter les lettres.
Malheureusement, ce liquide corrosif laissait souvent des traces sur le papier, voire effaçait l’encre.
Lettres purifiées au vinaigre
- Lettre de Martinique à Paris purifiée à Cherbourg en 1822
Alors que la fièvre jaune ravageait les Antilles, Cherbourg était un port sans lazaret.
- Lettre d'un officier français de Smyrne à Belley en 1824
Ce marin de la flotte française témoigne des fortes tensions en Méditerranée orientale durant la guerre d'indépendance grecque.
- Lettre annonçant l'assassinat du Bey de Tunis en 1814
Le consul de France informe la chambre de commerce de Marseille des derniers évènements de Tunisie.
- Règlements du bureau de santé de Marseille de l'An V
Ce document exceptionnel de 1797 décrit les protocoles de désinfection des lettres et marchandises au lazaret de Pomègues.
- Lettre de Paris à Bologne en 1835 purifiée 2 fois
La reprise du choléra en France incite le Piémont-Sardaigne et les États Pontificaux à désinfecter le courrier avec vigueur.
- Lettre purifiée pour le comte Raffo à Tunis en 1833
Les quarantaines sanitaires anti-choléra ralentissaient le trafic maritime et imposaient aux capitaines des taxes spécifiques.
- Lettre de 1822 purifiée au lazaret de l'île de Tatihou
Un courrier des États-Unis pour la Rochelle désinfecté au vinaigre lors de la menace de fièvre jaune en 1822.
- Lettre de Lisbonne durant les combats du Tage de 1831
La capitale portugaise réputée imprenable fut réduite en moins de 2 jours lors de l'intervention militaire française de l'amiral Roussin.
- Plus vieille lettre purifiée à Lorient postée à Saint-Domingue
Un courrier colonial exceptionnel de 1802 qui relate les violences liées à l’expédition française rétablissant l'esclavage.
- Lettre de Brême durant le choléra de 1831 purifiée à Givet
Des allemands amateurs de vin s'étaient établis à Bordeaux pour pratiquer le prélèvement à la source.









