D’usage courant et peu coûteux à acquérir, le vinaigre a été le produit le plus employé pour désinfecter les lettres.
Malheureusement, ce liquide corrosif laissait souvent des traces sur le papier, voire effaçait l’encre.
Lettres purifiées au vinaigre
- Lettre de l'Union purifiée au vinaigre à La Flotte
Ce courrier de 1816 de colons martiniquais originaires de Castillonès souligne le rôle de l'île de Ré dans le courrier transatlantique.
- Lettre des USA de 1819 purifiée sur une île de la Gironde
Le courrier maritime était désinfecté sur l'île de Patiras, en face Pauillac, pour éviter la diffusion des épidémies à Bordeaux.
- Rare lettre de Pointe à Pitre purifiée à Saint-Servan en 1829
Une des deux seules lettres connues désinfectées dans ce port d'Ile-et-Vilaine proche de Saint-Malo.
- Lettre purifiée durant la fièvre jaune espagnole de 1821
En urgence, le fleuve Bidassoa devient un cordon sanitaire protégeant la France des virus espagnols de la fièvre jaune et du libéralisme.
- Lettre de Martinique à Paris purifiée à Cherbourg en 1822
Alors que la fièvre jaune ravageait les Antilles, Cherbourg était un port sans lazaret.
- Règlements du bureau de santé de Marseille de l'An V
Ce document exceptionnel de 1797 décrit les protocoles de désinfection des lettres et marchandises au lazaret de Pomègues.
- Lettre de Riga durant le choléra pour une maison bordelaise
Memel, désormais Klaipėda en Lituanie, était déjà en 1832 le premier rempart européen contre l'invasion de virus russes.
- Lettre de 1822 purifiée au lazaret de l'île de Tatihou
Un courrier des États-Unis pour la Rochelle désinfecté au vinaigre lors de la menace de fièvre jaune en 1822.
- Lettre annonçant l'assassinat du Bey de Tunis en 1814
Le consul de France informe la chambre de commerce de Marseille des derniers évènements de Tunisie.
- Lettre de la Martinique au Havre purifiée sur la Loire
Courrier antillais désinfecté à bord d'un navire mouillé dans l’estuaire entre Saint-Nazaire et Nantes, en 1829, faute de lazaret pérenne.









