Les patentes de santé attestaient qu’un voyageur provenait d’un lieu réputé sain, afin de réduire les risques de contagion.
Véritables passeports sanitaires, elles étaient exigées par les villes de destination, et plus encore par les ports, notamment en période d’épidémie.
Ce document administratif classait le risque sanitaire en trois catégories : patente nette, suspecte ou brute.
Seule la patente dite nette permettait en principe d’éviter la quarantaine.
Ces suivis de santé publique sont les ancêtres des certificats de test ou de vaccination réapparus durant la covid-19.
Les patentes de santé ont aussi été appelées billets sanitaires ou bollette en italien. Les plus anciennes connues remontent au Moyen Âge.
Patentes de santé et passeports sanitaires
- Rare lettre de Séville à Cette purifiée à Agde en 1838
Seules 3 lettres portant le cachet commission sanitaire d'Agde nous sont parvenues, les 2 autres sont au musée de la Poste de Paris.
- Patente de santé de Vintimille durant le choléra
En 1884-1885, une patente de santé, délivrée par les autorités sanitaires, permettait de circuler en Italie pendant l'épidémie de choléra.
- Patente de santé du consulat de Sardaigne à Tunis en 1826
Un passeport sanitaire délivré puis confirmé en Tunisie et purifié par la flamme en Italie.


