Afin de permettre à l’agent désinfectant de pénétrer à l’intérieur de la lettre, le courrier à purifier était souvent incisé.
Ces fentes facilitaient la diffusion, dans l’épaisseur du papier, de vinaigre, de fumées ou de gaz, alors réputés pour leurs propriétés de désinfection.

Lettres incisées préalablement à leur purification
- Lettre purifiée pour le comte Raffo à Tunis en 1833
Les quarantaines sanitaires anti-choléra ralentissaient le trafic maritime et imposaient aux capitaines des taxes spécifiques.
- Lettre purifiée à Brest au lazaret de Trébéron en 1829
Une correspondance de Guadeloupe pour Annecy, en Savoie alors sarde, désinfectée à l'entrée de la rade bretonne.
- Lettre purifiée de Marseille à Tunis de 1865
Le Maghreb désinfecta en 1865 le courrier français suspecté de choléra alors que ce fut l'inverse pendant deux siècles.
- Lettre du consul français à Mahon purifiée au Perthus en 1821
Une épidémie de fièvre jaune aux Baléares conduit le diplomate à alerter les intendants de santé de Marseille.
- Lettre de 1817 pour un député corse durant la peste espagnole
En 1817, le courrier corse est désinfecté sur le continent à cause de la peste aux Baléares.
- Lettre de la Martinique au Havre purifiée sur la Loire
Courrier antillais désinfecté à bord d'un navire mouillé dans l’estuaire entre Saint-Nazaire et Nantes, en 1829, faute de lazaret pérenne.
- Rare lettre de Séville à Cette purifiée à Agde en 1838
Seules 3 lettres portant le cachet commission sanitaire d'Agde nous sont parvenues, les 2 autres sont au musée de la Poste de Paris.






