Afin de permettre à l’agent désinfectant de pénétrer à l’intérieur de la lettre, le courrier à purifier était souvent incisé.
Ces fentes facilitaient la diffusion, dans l’épaisseur du papier, de vinaigre, de fumées ou de gaz, alors réputés pour leurs propriétés de désinfection.

Lettres incisées préalablement à leur purification
- Lettre de Nice à Gênes purifiée durant le choléra de 1885
Dès 1884, l'Italie instaure un cordon sanitaire à Vintimille pour limiter le choléra qui revient en Espagne et en France.
- Lettre de Marseille à Gênes purifiée au lazaret de Nice-Lympia
Ville-frontière sarde, Nice applique strictement, en 1832, les mesures sanitaires sur les courriers de France.
- Lettre de Riga durant le choléra pour une maison bordelaise
Memel, désormais Klaipėda en Lituanie, était déjà en 1832 le premier rempart européen contre l'invasion de virus russes.
- Lettre de Buenos Aires purifiée au lazaret du Hoc au Havre
Correspondance transatlantique de 1825 désinfectée au vinaigre dans l'un des lazarets havrais.
- Rare lettre de Pointe à Pitre purifiée à Saint-Servan en 1829
Une des deux seules lettres connues désinfectées dans ce port d'Ile-et-Vilaine proche de Saint-Malo.
- Lettre de l'Union purifiée au vinaigre à La Flotte
Ce courrier de 1816 de colons martiniquais originaires de Castillonès souligne le rôle de l'île de Ré dans le courrier transatlantique.
- Peur bleue du choléra en 1831 : lettre purifiée de Hambourg
Malgré l'épidémie fulgurante de choléra, le courrier, continuait de transiter en Europe notamment via la poste Thurn und Taxis.






