Afin de permettre à l’agent désinfectant de pénétrer à l’intérieur de la lettre, le courrier à purifier était souvent incisé.
Ces fentes facilitaient la diffusion, dans l’épaisseur du papier, de vinaigre, de fumées ou de gaz, alors réputés pour leurs propriétés de désinfection.

Lettres incisées préalablement à leur purification
- Rare lettre d'un marin en Martinique purifiée à Rochefort
En 1820, un officier de la frégate La Gloire envoie à Brest un courrier désinfecté à Rochefort, preuve du rôle sanitaire de ce port militaire.
- Lettre de 1832 purifiée à Nice sur le cordon sanitaire sarde
Pour contenir le choléra français, Nice instaure un cordon sanitaire sur le fleuve Var et se place sous la garde de la Madone.
- Lettre de l'Union purifiée au vinaigre à La Flotte
Ce courrier de 1816 de colons martiniquais originaires de Castillonès souligne le rôle de l'île de Ré dans le courrier transatlantique.
- Lettre de Lisbonne durant les combats du Tage de 1831
La capitale portugaise réputée imprenable fut réduite en moins de 2 jours lors de l'intervention militaire française de l'amiral Roussin.
- Lettre de Crosne à Signa de 1885 durant le choléra
L'épidémie de choléra de 1884-1885 a frappé Paris. L'Italie décida de purifier le courrier du nord de la France en plus de celui du sud.
- Rare lettre de Séville à Cette purifiée à Agde en 1838
Seules 3 lettres portant le cachet commission sanitaire d'Agde nous sont parvenues, les 2 autres sont au musée de la Poste de Paris.
- Rare lettre de Pointe à Pitre purifiée à Saint-Servan en 1829
Une des deux seules lettres connues désinfectées dans ce port d'Ile-et-Vilaine proche de Saint-Malo.
- Peur bleue du choléra en 1831 : lettre purifiée de Hambourg
Malgré l'épidémie fulgurante de choléra, le courrier, continuait de transiter en Europe notamment via la poste Thurn und Taxis.
- Lettre purifiée durant la fièvre jaune espagnole de 1821
En urgence, le fleuve Bidassoa devient un cordon sanitaire protégeant la France des virus espagnols de la fièvre jaune et du libéralisme.
- Lettre d'un général lors de l'expédition française en Grèce
En 1828, la France soutient militairement les indépendantistes grecs. Ce courrier annonce de la prise de Morée, désormais Patras.









