Au XIXème siècle, les progrès techniques conduisirent à l’emploi de divers gaz, alors réputés désinfectants, pour la purification chimique des lettres.
Lettres purifiées avec l’aide d’un gaz désinfectant
- Lettre de Jassy de 1853 purifiée avec un rastel à Bojana
Deuxième ville de Roumanie, Jassy - Iași, aujourd'hui un peu oubliée en France, a pourtant été par trois fois capitale d'un état.
- Peur bleue du choléra en 1831 : lettre purifiée d'Elseneur
Un pli du Danemark pour Bordeaux, désinfecté chimiquement à Givet lors de la progression rapide de la pandémie en Europe.
- Lettre de 1832 purifiée à Nice sur le cordon sanitaire sarde
Pour contenir le choléra français, Nice instaure un cordon sanitaire sur le fleuve Var et se place sous la garde de la Madone.
- Lettre purifiée de Marseille à Tunis de 1865
Le Maghreb désinfecta en 1865 le courrier français suspecté de choléra alors que ce fut l'inverse pendant deux siècles.
- Lettre avec timbre de désinfection de Reggio de 1855
L'office sanitaire de Reggio d'Emilia, seul émetteur historique de timbres attestant la purification, a créé le graal du philatéliste.
- Lettre de Paris à Bologne en 1835 purifiée 2 fois
La reprise du choléra en France incite le Piémont-Sardaigne et les États Pontificaux à désinfecter le courrier avec vigueur.
- Lettre de Marseille à Gênes purifiée au lazaret de Nice-Lympia
Ville-frontière sarde, Nice applique strictement, en 1832, les mesures sanitaires sur les courriers de France.
- Lettre purifiée de 1854 avec premiers timbres toscans
La troisième pandémie de choléra causa 250 000 morts en Italie où la fragmentation politique a multiplié les purifications du courrier.
- Entier postal des Indes Néerlandaises durant le choléra
En 1883, le choléra ravage toute l'Asie orientale. Batavia, désormais Jakarta en Indonésie, n'est pas épargnée.
- Lettre purifiée à Pont-de-Beauvoisin sur le cordon sanitaire
Suite à la vague de choléra à Paris, en 1832, le Piémont-Sardaigne cadenasse ses frontières avec la France, en Savoie et vers Nice.









