Royaume de Sardaigne

Le Royaume de Sardaigne, alias Piémont-Sardaigne, naît en 1720 lorsque la maison de Savoie échange la Sicile contre la Sardaigne.
État composite, il réunit le Piémont, la Sardaigne, la Savoie et le comté de Nice. Sa capitale politique s’impose rapidement à Turin, tandis que Cagliari demeure le centre administratif de l’île.

Au XVIIIème siècle, Turin - Torino est le cœur du pouvoir savoyard et le moteur des réformes militaires et administratives.
La Savoie et Nice, territoires alpins et méditerranéens, jouent un rôle stratégique : passages commerciaux, frontières militaires, ports d’ouverture vers la France et la Méditerranée.

Bousculé par les guerres napoléoniennes, le Royaume de Sardaigne est restauré en 1815 et renforcé par l’annexion de la Ligurie avec le port de Gênes - Genova.
L’état sarde devient alors le principal état d’une Italie fractionnée. Il est le porteur du projet d’unité nationale, sous l’impulsion de la dynastie de Savoie et de figures comme Cavour et Garibaldi.

Acteur central du Risorgimento, le Piémont-Sardaigne conduit l’unification italienne.
En 1860, la Savoie et Nice sont cédées à la France en échange de son aide militaire, scellant un basculement territorial majeur.
En 1861, le Royaume de Sardaigne disparaît en donnant naissance au royaume d’Italie, avec Turin pour première capitale nationale. Les monarques de la famille de Savoie règneront sur la nouvelle Italie jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

Précisions sémantiques : la famille régnante et sa politique sont généralement indiquées comme savoyardes alors que l’état, l’administration et, par voie de conséquence, les postes sont qualifiés de sardes.

Lettres purifiées parties, en transit ou arrivées dans le Royaume de Sardaigne alias Piémont-Sardaigne