Le Royaume de Sardaigne, plus connu sous l’appellation Piémont-Sardaigne, prend forme au début du XVIIIème siècle, lorsque la maison de Savoie obtient la couronne sarde en 1720.
Cet état aux contours discontinus rassemble alors le Piémont continental, l’île de Sardaigne, la Savoie alpine et le comté de Nice.
Le centre du pouvoir s’organise autour de Turin, capitale politique et militaire, tandis que Cagliari conserve une fonction administrative pour l’île.
Tout au long du XVIIIᵉ siècle, Turin s’affirme comme le cœur décisionnel du royaume.
La Savoie et Nice occupent une position stratégique déterminante : la première contrôle les passages alpins vers la France, la seconde ouvre un débouché méditerranéen essentiel, à la fois commercial et militaire.
Après les bouleversements napoléoniens, le royaume est rétabli en 1815 et sort renforcé du congrès de Vienne. L’annexion de la Ligurie accroît son poids politique et lui donne un accès élargi à la mer par le port de Gênes - Genova.
À partir des années 1840, le Piémont-Sardaigne devient le principal foyer du mouvement national italien.
Moteur du Risorgimento, le royaume conduit les guerres et alliances qui aboutissent à l’unité italienne.
En 1860, la Savoie et Nice sont cédées à la France de Napoléon III, marquant la fin de l’état savoyard historique.
L’année suivante, le Royaume de Sardaigne se dissout dans le nouveau royaume d’Italie, dont Turin devient la première capitale.
Précision de vocabulaire : la dynastie régnante en Piémont-Sardaigne et sa politique sont, le plus souvent, qualifiées de savoyardes, tandis que l’état, l’administration et les postes sont appelés sardes.
Lettres purifiées parties, en transit ou arrivées en Piémont-Sardaigne
- Lettre de 1819 avec marque de désinfection SG Sanità Genova
La Foce, près de Gênes, était le plus grand lazaret du monde qui pouvait accueillir plus de 1000 passagers et 150 navires.
- Lettre de Marseille à Gênes purifiée au lazaret de Nice-Lympia
Ville-frontière sarde, Nice applique strictement, en 1832, les mesures sanitaires sur les courriers de France.
- Passeport sarde purifié lors de la fièvre jaune de Barcelone
Un document de voyage de 1821, avec patente de santé, témoin de la terrible épidémie qui ravagea la Catalogne.
- Patente de santé du consulat de Sardaigne à Tunis en 1826
Un passeport sanitaire délivré puis confirmé en Tunisie et purifié par la flamme en Italie.
- Lettre maritime de Marseille purifiée à Gênes en 1849
Après 14 ans sans épidémie le choléra resurgit en France. Le Piémont-Sardaigne rétablit la purification du courrier y compris maritime.
- Le choléra foudroyant de 1854 au château de Racconigi
Une sœur hospitalière témoigne de l'ouverture d'un lazaret pour soigner les malades au sein du Royaume de Sardaigne.
- Lettre purifiée à Pont-de-Beauvoisin sur le cordon sanitaire
Suite à la vague de choléra à Paris, en 1832, le Piémont-Sardaigne cadenasse ses frontières avec la France, en Savoie et vers Nice.
- Lettre purifiée durant la peste de Marseille en 1721
Ce pli de Sospel à Vintimille a franchi le cordon sanitaire dressé aux Balzi Rossi entre la République de Gênes et la Principauté de Monaco.
- Circulaire des intendants de santé de Marseille pour Naples
En 1825, les autorités marseillaises informent Naples de l'évolution favorable de navires suspects de peste en quarantaine au lazaret.
- Lettre purifiée avec une pince rastel à la frontière moldave
Bojana, près de Czernowitz en Ukraine, était le rempart des austro-hongrois contre les menaces ottomanes : armées, religions et virus.









