La marcophilie est la branche de la philatélie consacrée à l’étude et à la collection des marques postales apposées sur le courrier.
La marcophilie s’intéresse aux cachets, oblitérations, marques manuscrites ou linéaires, ainsi qu’à leurs usages et leurs évolutions.
Ces marques permettent de retracer les itinéraires postaux, les pratiques administratives, l’histoire des services postaux et, bien sur, de la désinfection du courrier.
Lettres purifiées avec un fort intérêt marcophile
- Lettre du consul de Sardaigne à Philadelphie via Gibraltar
Un courrier diplomatique américain de 1827 est soumis à la quarantaine à Marseille malgré l’absence d’épidémie aux USA.
- Lettre de Buenos Aires purifiée au lazaret du Hoc au Havre
Correspondance transatlantique de 1825 désinfectée au vinaigre dans l'un des lazarets havrais.
- Traite de Smyrne pour Trieste en 1840 purifiée à Semlin
Cet effet de commerce témoigne des échanges financiers de la diaspora grecque et des contrôles sanitaires autrichiens.
- Lettre de 1822 purifiée au lazaret de l'île de Tatihou
Un courrier des États-Unis pour la Rochelle désinfecté au vinaigre lors de la menace de fièvre jaune en 1822.
- Peur bleue du choléra en 1831 : lettre purifiée de Hambourg
Malgré l'épidémie fulgurante de choléra, le courrier, continuait de transiter en Europe notamment via la poste Thurn und Taxis.
- Rare lettre d'un marin en Martinique purifiée à Rochefort
En 1820, un officier de la frégate La Gloire envoie à Brest un courrier désinfecté à Rochefort, preuve du rôle sanitaire de ce port militaire.
- Lettre du Mexique purifiée au lazaret de Trompeloup en Gironde
Une imposante missive de Tampico de 90 grammes, traitée chimiquement en 1840 pour prévenir la propagation de pathogènes.
- Lettre du sénateur florentin Fenzi purifiée à Constantinople
Une missive de 1865 qui illustre un renversement de l'histoire sanitaire où l'Empire Ottoman se protège du choléra européen.
- Lettre purifiée à Brest au lazaret de Trébéron en 1829
Une correspondance de Guadeloupe à destination d'Annecy, en Savoie alors sarde, désinfectée à l'entrée de la rade bretonne.
- Patente de santé du consulat de Sardaigne à Tunis en 1826
Un passeport sanitaire délivré puis confirmé en Tunisie et purifié par la flamme en Italie.









