Jeton de présence de l'intendance sanitaire de Marseille

Ce jeton en argent, frappé sous la monarchie de juillet, était remis aux intendants de santé lors de leurs assemblées. Il servait de preuve de présence et d’instrument de vote pour les décisions de mise en quarantaine de navires.
Le revers du jeton de présence est un portrait de profil de « Louis Philippe I roi des Français«  regardant vers la gauche. L'avers porte la mention « intendance sanitaire de Marseille » entourant un caducée.
Le revers du jeton de présence est un portrait de profil de « Louis Philippe I roi des Français«  regardant vers la gauche. L’avers porte la mention « intendance sanitaire de Marseille » entourant un caducée.

L’intendance sanitaire vigie de Marseille

Sous le règne de Louis-Philippe, entre 1830 et 1848, l’intendance sanitaire de Marseille a cessé d’être une institution municipale pour devenir un service de l’état.

Le ministère de l’intérieur à Paris nommait les intendants, choisis parmi les notables de la ville, surtout des négociants. Ceux-ci, réunis en assemblée, prenaient toutes les décisions de santé pour l’ensemble de la ville et du port de Marseille.
Un jeton de présence, comme celui présenté ici, était remis à chaque intendant lors de ces sessions. Il servait matériellement à accréditer leur vote lors des décisions de quarantaine.

Ce collège était dirigé par un intendant principal, appelé aussi président-semainier.
De 1832 à 1843, cette fonction fut occupée par Alexandre Warrain, banquier, armateur et négociant d’origine suisse, qui fut aussi maire de Marseille durant quelques semaines en 1831.

Portrait d'Alexandre Warrain, banquier, armateur, négociant et intendant de santé de Marseille. Reconstitution graphique de Didier Lebouc en mars 2026 d'après un daguerréotype de l'Atelier Desmonts à Marseille en 1851 (source initiale Wikimedia Commons)
Portrait d’Alexandre Warrain, banquier, armateur, négociant et intendant de santé de Marseille.
Reconstitution graphique de Didier Lebouc en mars 2026 d’après un daguerréotype de l’Atelier Desmonts à Marseille en 1851 (source initiale Wikimedia Commons).

Les intendants étaient assistés par des officiers de santé chargés d’appliquer les mesures de quarantaine.
L’efficacité et la rigueur de cette administration sanitaire étaient reconnues bien au-delà des frontières françaises. Par exemple, Stendhal, alors consul de France à Civitavecchia dans les États Pontificaux, écrivait le 2 décembre 1831 à propos de Marseille : on regarde cette ville ici comme le quartier général de la Santé.

Photo contemporaine du bâtiment de la Santé, siège de l'intendance sanitaire, quai du Port à Marseille, construit en 1719 (source Robert Valette - Monumentum)
Photo contemporaine du bâtiment de la Santé, siège de l’intendance sanitaire, quai du Port à Marseille, construit en 1719 (source Robert Valette - Monumentum).

➝ Pour aller plus loin, consulter :
la notice biographique d’Alexandre Warrain sur Wikipédia,
Les archives de l’intendance sanitaire de Marseille de 1640 à 1986 aux Archives Départementales des Bouches du Rhône.

Contexte sanitaire et épidémiologique

Année : 1830, 1848

Pays (noms actuels) : France

Pays ou organisation postale (noms d'époque) : France

Épidémies et pandémies en cours ou suspectées : peste, choléra

Techniques de purification des lettres et précautions sanitaires utilisées :
récompense

Lazarets ou lieux de quarantaine : Marseille

Philatélie, marcophilie et informations postales

Bureaux postaux (noms actuels) : Marseille

Bureaux postaux (noms d'époque) : Marseille

Contact et échanges

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