Lettre de l'Union purifiée au vinaigre à La Flotte



La Flotte port atlantique discret mais bien connecté
Situé au nord-est de l’île de Ré, le port de La Flotte était apprécié des navires en provenance des Antilles qui y trouvaient un abri naturel contre les vents d’ouest.
Dès le Moyen Âge, La Flotte-en-Ré participe activement aux échanges atlantiques.
Agrandi vers 1760, ce port est dédié au commerce colonial avec les Antilles.
Sans être essentiel dans la traite négrière, La Flotte-en-Ré s’inscrit dans l’économie du commerce triangulaire par ses liens étroits avec La Rochelle.
On y exporte, vers les Antilles, vins, eaux-de-vie et sel charentais et on reçoit en retour sucre, café, indigo et bois issus des colonies esclavagistes.
Ce rôle commercial explique le passage et la désinfection du courrier antillais par ce port de l’île de Ré.

➝ Pour en savoir plus, consulter la page sur l’histoire du port de La Flotte dans le média Ré à la Hune.
L’union coloniale
Cette lettre est écrite en 1816, depuis « l’Habitation de l’Union » à proximité de Sainte-Marie-de-la-Martinique, par Louise Françoise Littée de Thoumazeau.
Née en 1738, elle envoie, peu avant son décès, cette missive à un de ses neveux en France.
De multiples sujets sont évoqués, notamment les ravages de la fièvre jaune dans la haute société martiniquaise.
Cette femme fait partie d’une famille de colons français, majoritairement nobles et à la généalogie complexe, arrivée dans les Antilles au XVIIème siècle.
Cette famille a maintenu deux ancrages simultanés : la Martinique et son fief de Castillonès près de Bergerac en Dordogne.

La plantation familiale, appelée aussi habitation, a été nommée « Union » pour marquer le regroupement des intérêts de deux grandes familles coloniales martiniquaises grâce au mariage de Françoise Littée avec François des Cours de Thomaseau.
➝ Pour aller plus loin, se référer à :
❧ la généalogie coloniale complexe de Louis Françoise Littée de Thoumazeau reconstituée par Patrick-François Davet sur Généanet,
❧ un aperçu de l’Habitation de l’Union en 2006, peu avant sa destruction, sur la base POP Plateforme Ouverte du Patrimoine,
❧ l’article Maisons de maître et habitations coloniales dans les anciens territoires français de l’Amérique tropicale, Christophe Charlery, In Situ revue des patrimoines, 2004.
Contexte sanitaire et épidémiologique
❧ Année : 1816
❧ Pays (noms actuels) : Martinique, France
❧ Pays ou organisation postale (noms d'époque) : Martinique, France
❧ Épidémies et pandémies en cours ou suspectées : fièvre jaune
❧ Techniques de purification des lettres et précautions sanitaires utilisées :
incisions, vinaigre
❧ Lieux de purification des lettres : La Flotte-en-Ré
❧ Lazarets ou lieux de quarantaine : La Flotte-en-Ré
Philatélie, marcophilie et informations postales
❧ Bureaux postaux (noms actuels) : Sainte-Marie-de-la-Martinique, Fort-de-France, La Flotte, Bergerac, Castillonnès
❧ Bureaux postaux (noms d'époque) : Fort-de-France, La Flotte-en-Ré, Bergerac
❧ Tarif postal et taxes :
Lettre taxée à 5 décimes (grande mention manuscrit barrant toute la lettre), selon le tarif postal du 24 avril 1806 : 1 décime de mer et 4 décimes de La Flotte à Bergerac.
❧ Timbres, marques, oblitérations et cachets postaux :
Marque linéaire MARTINIQUE, marque linéaire 16 LA FLOTTE et marque ovale COLONIES PAR LA FLOTTE.
Contact et échanges
➝ Pour joindre Roland Goutay spécialiste en lettres purifiées, philatélie et marcophilie :
utiliser le formulaire de contact ou écrire à lettres@kelibia.eu
Toute prise de contact est, par avance, bienvenue : suggestion d'une précision, proposition de correction, souhait d'informations complémentaires, proposition d'échanges...


