La peste a été longtemps une maladie redoutée. La terrible pandémie qui a tué de l’ordre du tiers de la population européenne entre 1347 et 1363 a durablement marqué les esprits.
Aux XVIIIème et XIXème siècles, la peste demeure une menace redoutée en Europe, bien que ses grandes flambées se raréfient après l’épidémie de Marseille en 1720.
Le dernier épisode de peste à Paris est la « peste des chiffoniers » en 1920 qui touche une centaine de personnes et officiellement en tue 34.
Ajaccio en Corse a le triste privilège d’être le dernier lieu en France où cette maladie a sévi, à l’été 1945, probablement apportée par les nombreux mouvements de troupes : une quinzaine de cas et 10 décès.
La crainte de la réintroduction de la peste par voie maritime maintient quarantaines, lazarets et contrôles sanitaires.
Il faut attendre 1894 pour que la découverte, à Hong Kong, du bacille de la peste Yersinia pestis, par le médecin colonial Alexandre Yersin, permette des progrès dans la prévention et le traitement de cette maladie millénaire.
Lettres purifiées et documents anciens liés aux épidémies de peste
- Lettre d'Hydra à Trieste purifiée à Corfou en 1834
Un pli témoin de la diaspora commerciale grecque juste après les tragédies de l'indépendance de la Grèce.
- Lettre annonçant l'assassinat du Bey de Tunis en 1814
Le consul de France informe la chambre de commerce de Marseille des derniers évènements de Tunisie.
- Lettre purifiée sur la frontière militaire du Danube en 1853
Un pli transporté par un vapeur de la DDSG, désinfecté dans un Rastelamt autrichien sur le cordon sanitaire à Alt-Oršova.
- Lettre de Constantinople à Trieste fumigée à Semlin en 1840
Cette correspondance commerciale écrite en grec a franchi sur le Danube la frontière militaire et sanitaire autrichienne.
- Lettre purifiée des Dardanelles à Marseille de 1741
Le port phocéen détenait le quasi-monopole du commerce français avec le Levant où la peste était endémique.




