Aux XVIIIème et XIXème siècles, la peste demeure une menace redoutée en Europe, bien que ses grandes flambées se raréfient après l’épidémie de Marseille en 1720.
La crainte de la réintroduction de la peste par voie maritime maintient quarantaines, lazarets et contrôles sanitaires.
Il faut attendre 1894 pour que la découverte, à Hong Kong, du bacille Yersinia pestis, par Alexandre Yersin, permette des progrès dans la prévention et le traitement de cette maladie millénaire.
Lettres purifiées durant des épidémies de peste
- Lettre d'Hydra à Trieste purifiée à Corfou en 1834
Un pli témoin de la diaspora commerciale grecque juste après les tragédies de l'indépendance de la Grèce.
- Patente de santé purifiée délivrée à Tunis en 1826
Ce document consulaire témoigne des stricts contrôles sanitaires imposés aux navires rejoignant la France depuis le Maghreb.
- Patente de santé de Corfou pour le navire Il Carmine en 1828
Ce passeport sanitaire pour un bateau napolitain témoigne des procédures de santé en Mer Ionienne.
- Lettre de Lisbonne durant les combats du Tage de 1831
La capitale portugaise réputée imprenable fut réduite en moins de 2 jours lors de l'intervention militaire française de l'amiral Roussin.
- Lettre de gardes de santé suite à prise de Cassis par les anglais
En 1813, la guerre entre Napoléon et les anglais fait rage, les intendants de santé assurent surveillance sanitaire et sécurité du territoire.
- Traite de Smyrne pour Trieste en 1840 purifiée à Semlin
Ce document montre la résilience des rescapés du massacre de Chios en 1822 à travers l'essor commercial de la famille Ralli.
- Circulaire des intendants de santé de Marseille pour Naples
En 1825, les autorités marseillaises informent Naples de l'évolution favorable de navires suspects de peste en quarantaine au lazaret.
- Jeton de présence de l'intendance sanitaire de Marseille
Cette pièce numismatique symbolise les décisions des quarantaine dans le premier port français au dix-neuvième siècle.
- Lettre du consul de France Pierre Deval sur la peste à Alger
Le diplomate, qui fut frappé à coup d'éventail par le Dey, informe Marseille de l'évolution de l'épidémie en Algérie en 1818.
- Patente de santé du consulat de Sardaigne à Tunis en 1826
Un passeport sanitaire délivré puis confirmé en Tunisie et purifié par la flamme en Italie.









