Aux XVIIIème et XIXème siècles, la peste demeure une menace redoutée en Europe, bien que ses grandes flambées se raréfient après l’épidémie de Marseille en 1720.
La crainte de la réintroduction de la peste par voie maritime maintient quarantaines, lazarets et contrôles sanitaires.
Il faut attendre 1894 pour que la découverte, à Hong Kong, du bacille Yersinia pestis, par Alexandre Yersin, permette des progrès dans la prévention et le traitement de cette maladie millénaire.
Lettres purifiées durant des épidémies de peste
- Lettre de 1817 pour un député corse durant la peste espagnole
En 1817, le courrier corse est désinfecté sur le continent à cause de la peste aux Baléares.
- Lettre du consul de France Pierre Deval sur la peste à Alger
Le diplomate, qui fut frappé à coup d'éventail par le Dey, informe Marseille de l'évolution de l'épidémie en Algérie en 1818.
- Lettre purifiée pour le comte Raffo à Tunis en 1833
Les quarantaines sanitaires anti-choléra ralentissaient le trafic maritime et imposaient aux capitaines des taxes spécifiques.
- Traite de Smyrne pour Trieste en 1840 purifiée à Semlin
Cet effet de commerce témoigne de la résilience des rescapés grecs du massacre de Chios en 1822.
- Lettre d'Hydra à Trieste purifiée à Corfou en 1834
Un pli témoin de la diaspora commerciale grecque juste après les tragédies de l'indépendance.
- Circulaire des intendants de santé de Marseille pour Naples
En 1825, les autorités marseillaises informent Naples de l'évolution favorable de navires suspects de peste en quarantaine au lazaret.
- Lettre de gardes de santé suite à prise de Cassis par les anglais
En 1813, la guerre entre Napoléon et les anglais fait rage, les intendants de santé assurent surveillance sanitaire et sécurité du territoire.
- Règlements du bureau de santé de Marseille de l'An V
Ce document exceptionnel de 1797 décrit les protocoles de désinfection des lettres et marchandises au lazaret de Pomègues.
- Lettre d'un général lors de l'expédition française en Grèce
En 1828, la France soutient militairement les indépendantistes grecs. Ce courrier annonce de la prise de Morée, désormais Patras.
- Patente de santé du consulat de Sardaigne à Tunis en 1826
Un passeport sanitaire délivré puis confirmé en Tunisie et purifié par la flamme en Italie.









