La fièvre jaune est une maladie virale aiguë transmise par les moustiques, principalement Aedes aegypti.
Elle est endémique des régions tropicales d’Afrique et des Amériques.
Son épidémiologie est liée aux cycles urbain et sylvatique, avec des flambées historiques meurtrières dans les villes portuaires, avant les progrès de l’assainissement et de la lutte anti-moustique.
La transmission par le moustique est démontrée à la charnière entre XIXème et XXème siècle par les travaux de Carlos Finlay puis de Walter Reed, ouvrant la voie à la prévention et au vaccin.
Lettres purifiées durant des épidémies de fièvre jaune
- Lettre purifiée de La Havane à Schiedam en 1830
Ce courrier révèle les mesures sanitaires néerlandaises et le négoce de sucre et de gin entre les Antilles espagnoles et les Pays-Bas.
- Lettre du consul français à Mahon purifiée au Perthus en 1821
Une épidémie de fièvre jaune aux Baléares conduit le diplomate à alerter les intendants de santé de Marseille.
- Lettre du consul de Sardaigne à Philadelphie via Gibraltar
Un courrier diplomatique américain de 1827 est soumis à la quarantaine à Marseille malgré l’absence d’épidémie aux USA.
- Lettre de 1822 purifiée au lazaret de l'île de Tatihou
Un courrier des États-Unis pour la Rochelle désinfecté au vinaigre lors de la menace de fièvre jaune en 1822.
- Lettre de Martinique à Paris purifiée à Cherbourg en 1822
Alors que la fièvre jaune ravageait les Antilles, Cherbourg était un port sans lazaret.
- Rare lettre de Pointe à Pitre purifiée à Saint-Servan en 1829
Une des deux seules lettres connues désinfectées dans ce port d'Ile-et-Vilaine proche de Saint-Malo.





