La fièvre jaune est une maladie virale aiguë transmise par les moustiques, principalement Aedes aegypti.
Elle est endémique des régions tropicales d’Afrique et des Amériques.
Son épidémiologie est liée aux cycles urbain et sylvatique, avec des flambées historiques meurtrières dans les villes portuaires, avant les progrès de l’assainissement et de la lutte anti-moustique.
La transmission par le moustique est démontrée à la charnière entre XIXème et XXème siècle par les travaux de Carlos Finlay puis de Walter Reed, ouvrant la voie à la prévention et au vaccin.
Lettres purifiées durant des épidémies de fièvre jaune
- Lettre de Martinique à Paris purifiée à Cherbourg en 1822
Alors que la fièvre jaune ravageait les Antilles, Cherbourg était un port sans lazaret.
- Lettre du Mexique purifiée au lazaret de Trompeloup en Gironde
Une imposante missive de Tampico de 90 grammes, traitée chimiquement en 1840 pour prévenir la propagation de pathogènes.
- Lettre du consul français à Mahon purifiée au Perthus en 1821
Une épidémie de fièvre jaune aux Baléares conduit le diplomate à alerter les intendants de santé de Marseille.
- Rare lettre d'un marin en Martinique purifiée à Rochefort
En 1820, un officier de la frégate La Gloire envoie à Brest un courrier désinfecté à Rochefort, preuve du rôle sanitaire de ce port militaire.
- Lettre purifiée à Brest au lazaret de Trébéron en 1829
Une correspondance de Guadeloupe pour Annecy, en Savoie alors sarde, désinfectée à l'entrée de la rade bretonne.
- Rare lettre de Pointe à Pitre purifiée à Saint-Servan en 1829
Une des deux seules lettres connues désinfectées dans ce port d'Ile-et-Vilaine proche de Saint-Malo.





