La fièvre jaune est une maladie virale aiguë transmise par les moustiques, principalement Aedes aegypti.
Elle est endémique des régions tropicales d’Afrique et des Amériques.
Son épidémiologie est liée aux cycles urbain et sylvatique, avec des flambées historiques meurtrières dans les villes portuaires, avant les progrès de l’assainissement et de la lutte anti-moustique.
La transmission par le moustique est démontrée à la charnière entre XIXème et XXème siècle par les travaux de Carlos Finlay puis de Walter Reed, ouvrant la voie à la prévention et au vaccin.
Lettres purifiées durant des épidémies de fièvre jaune
- Lettre de 1822 purifiée au lazaret de l'île de Tatihou
Un courrier des États-Unis pour la Rochelle désinfecté au vinaigre lors de la menace de fièvre jaune en 1822.
- Lettre de la Martinique au Havre purifiée sur la Loire
Courrier antillais désinfecté à bord d'un navire mouillé dans l’estuaire entre Saint-Nazaire et Nantes, en 1829, faute de lazaret pérenne.
- Lettre purifiée à Brest au lazaret de Trébéron en 1829
Une correspondance de Guadeloupe pour Annecy, en Savoie alors sarde, désinfectée à l'entrée de la rade bretonne.
- Lettre purifiée durant la fièvre jaune espagnole de 1821
En urgence, le fleuve Bidassoa devint le cordon sanitaire protégeant la France des virus espagnols de la fièvre jaune et du libéralisme.
- Lettre du consul de Sardaigne à Philadelphie via Gibraltar
Un courrier diplomatique américain de 1827 est soumis à la quarantaine à Marseille malgré l’absence d’épidémie aux USA.
- Lettre de Martinique à Paris purifiée à Cherbourg en 1822
Alors que la fièvre jaune ravageait les Antilles, Cherbourg était un port sans lazaret.





