Le choléra est une infection épidémique du tube digestif, due à la bactérie Vibrio choleræ, alias vibrion cholérique ou bacille virgule, découverte par l’italien Filippo Pacini en 1854 puis redécouverte par l’allemand Robert Koch en 1884.
Une fois dans l’intestin, le vibrion cholérique provoque de violentes diarrhées, entraînant épuisement et déshydratation.
Aujourd’hui, le choléra se traite efficacement par réhydratation et antibiotiques.
Sa transmission étant principalement liée aux eaux usées, la maladie a presque disparu des pays dotés de systèmes modernes d’assainissement.
Au XIXème siècle, l’essor urbain lié aux débuts de l’industrialisation s’accompagna d’habitations insalubres, de conditions d’hygiène dégradées et d’un réseau d’égouts insuffisant.
Ce contexte favorisa les vagues pandémiques, principalement urbaines, qui ravagèrent l’Europe comme ses colonies.
Pas moins de 7 pandémies de choléra, toutes sévères, ont balayé le monde entre 1817 et aujourd’hui.
Notamment :
❧ la deuxième pandémie alias choléra de 1831-1837
❧ la troisième pandémie alias choléra de 1846-1860
❧ la cinquième pandémie alias choléra de 1881-1896
➝ Pour aller plus loin, consulter l’article Wikipedia consacré à cette maladie contagieuse.
Lettres purifiées au temps du choléra
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Patente de santé de Vintimille pour Amantea durant le choléra
En 1884-1885, une patente de santé, délivrée par les autorités sanitaires, était nécessaire pour circuler en Italie en cas d'épidémie.
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Lettre purifiée à La Goulette pour le comte Raffo à Tunis en 1833
Les quarantaines sanitaires anti-choléra ralentissaient le commerce maritime tout en imposant aux capitaines des taxes spécifiques.
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Lettre de Bremen durant le choléra de 1831 purifiée à Givet
Les allemands amateurs de vin avaient trouvé le meilleur moyen de s'en procurer : s'établir à Bordeaux.
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Lettre de Séville à Cette purifiée à Agde en 1838
Seules 3 lettres portant le cachet COMMISSION SANITAIRE D'AGDE nous sont parvenues, les 2 autres sont au musée de la Poste de Paris.
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Lettre de Gallatz à Gênes purifiée au rastel à la frontière Moldavie - Autriche en 1850
Czernowitz - Tchernivtsi, devenue ukrainienne, rempart des austro-hongrois contre les avancées ottomanes : armées, religions et virus.